
Bas relief en pleine terre, “Vases communicants” est une sculpture à l’échelle 1 des voûtes de la galerie adjacente à la cour Sainte-Anne. Modelée par un travail de damage, la terre exhume les formes sous le niveau du sol, supposant un travail de découvrement proche de celui de la fouille archéologique.
Cette oeuvre est arquée par le contraste qui existe entre les formes du bas-relief, denses, pleines et ancrées dans le sol et des objets en céramique reprenant ces mêmes volumes retournés, mais avec des épaisseurs différentes. Le surgissement de ces morceaux de galeries enfouies pourrait laisser supposer que c’est tout un bâtiment qui sommeille sous nos pieds, oublié depuis bien longtemps dans les profondeurs de la terre.
Théa Landerer (1985) a achevé ses études à l’Ecole d’Art de Toulouse en 2008. Elle a depuis développé un travail de sculpture qu’elle complète par diverses expériences liées à la céramique, la maçonnerie, la boulangerie, l’image.
Oriane Zugmeyer (1988) est étudiante en quatrième année dans la même école. Elle a participé au projet photographique “Etat des Lieux d’un Territoire qui change”, et a suivi la réalisation du projet Coauteurs, ateliers ouvrant une correspondance entre un groupe de détenus et une classe de terminale.
Elles tentent actuellement de développer au Maroc un travail conjoint lié à l’architecture et aux arts décoratifs.