Réalisé en 2008.
Dimensions : 1,80m x 1m.
Matériaux : Planche en médium en dents de scie et tirage photographique mat.
L’accolade est une pièce qui juxtapose deux images sur une planche de bois en dents de scie.
Selon où l’on se trouve, on voit une image ou l’autre. A gauche de la pièce, on voit deux personnes qui s’enlacent dans un paysage naturel très dense, à droite, les deux même personnages, l’un en train de ligoter l’autre. De face, les deux images se parasiten
... Lire la suitet et la vision de la pièce est brouillée.
Ces deux scènes mises ensemble sont énigmatiques, elles dialoguent mais dans une narration qui n’est pas claire et crée une scène mystérieuse.
Dans son texte, André Rouille dit Un écueil (...), pour qui veut être contemporain, est de coller à son temps. C’est (...) le cas des artistes qui déploient une surenchère de technologies numériques, de matériaux nouveaux, de dispositifs sophistiqués, à partir de cette idée erronée selon laquelle être à la pointe des innovations de l’époque serait la meilleure façon d’être «contemporain».
«L’accolade» s’inscrit dans un refus de la surenchère et utilise un procédé de monstration qui joue sur un principe simple qui n’a pas vocation à impressionner. J’ai voulu apposer ces deux images et voir les tensions narratives et formelles qu’elles créent. J’ai repris un principe du found footage, procédé cinématographique expé- rimental, qui, par le montage de plusieurs images crée de nouvelles séquences.
Aucune recommandation pour l'instant.