Arts Plastiques - Benedetto Bufalino, Guillaume Gattier, l’ATLAS, Monsieur Moo, ESBAM (Arts Plastiques)
02 juillet 2010
A partir de 16h, en continu sur les 4 jours
A partir de 16h… Dans divers lieux du Fort Saint-Jean…

BENEDETTO BUFALINO, DES POUBELLES EN CARTONS
POUBELLES
L’artiste s’intéresse au détournement des lieux et des objets banals pour leurs donner une autre vision, créer de l’inattendu ou de l’extraordinaire dans l’ordinaire. Ici, son regard sur l’objet simple du quotidien s’arrête sur la poubelle. Il conçoit donc des poubelles, pour le jardin, fabriquées de cartons trouvés dans la rue. Un travail sur la récupération de matériaux, le recyclage et la fabrication d’un objet urbain qui interpelle et questionne sa propre existence. Est-il à jeter car lui-même en cartons poubelle récupérés ? A vider car en forme de poubelle container ? A regarder comme une sculpture ?
Benedetto Bufalino est un jeune artiste français né en 1982. Auteur d’interventions plastiques sur tout le territoire français depuis 2005, il est principalement connu pour son action lors de la fête des lumières de Lyon en 2007 durant laquelle il a transformé une cabine téléphonique en aquarium, œuvre relayée et commentée dans la presse française et internationale.
L’ATLAS, FRISE GRECO-ARABO-LATINE L’œuvre de L’ATLAS dessine un trait d’union entre l’homme et la ville, toute sa démarche reposant sur la dialectique intérieur / extérieur. De ses dix années passées à « taguer » les supports que pouvaient lui offrir la ville, L’ATLAS a conservé un intérêt pour la signature, mais avant tout pour l’écriture, la graphie et la calligraphie qui tient maintenant une place fondamentale dans son travail. De l’aura spirituelle et philosophique qui entoure cet art, il puise une maîtrise du geste, du souffle, de l’énergie et une implication du corps et de l’esprit. Cet artiste calligraphe aura pour terrain d’expression la grande palissade qui délimitera la circulation dans la partie basse du Fort.
L’ATLAS commence le graffiti dans les années 90. Fasciné par le travail du trait et de l’écriture, il part étudier la calligraphie arabe traditionnelle au Maroc, en Égypte et en Syrie. Il s’intéresse tout particulièrement au koufi, écriture géométrique dont il transpose les codes dans l’alphabet latin, créant ainsi sa propre typographie. Il travaille un moment dans le cinéma, apprend les techniques traditionnelles du montage et réalise quelques documentaires. Fort de ces expériences et sans cesser d’intervenir dans la rue, il développe un univers pictural où toute lettre est considérée comme une forme et toute forme comme une lettre. Peu à peu, la ville elle-même lui apparaît chargée de signes dont il collecte la trace presque abstraite avec un système d’empreinte. Il vit et travaille dans le quartier de Belleville, à Paris.
GUILLAUME GATTIER, THE WANDERING SOUND
The wandering sound est une étrange partition sonore conçue spécifiquement pour la montée des canons du Fort Saint-Jean. Cette installation sonore est constituée de haut parleurs de grande puissance orientés vers la ville de Marseille qui diffusent la partition de batterie d’un morceau du groupe de heavy metal Metallica, One. Isolée, chaque percussion de la tablature, sera ensuite rejouée en espaçant les sonorités, de manière à ce que le morceau initial de 7 minutes soit diffusé durant toute la durée de la manifestation. Une arme sonique qui évoque les conflits dans le monde.
Guillaume Gattier a obtenu un diplôme National d’Art Plastiques, à Annecy en 2006. Depuis 2005, il a participé à des expositions collectives. Il est lauréat du Prix Louise Baron en 2009.
MONSIEUR MOO, PAPARUDA Paparuda est le titre d’une performance mettant en scène un dispositif capable de déclencher de manière
artificielle des pluies à partir du sol. Le mot « paparuda » sert à désigner une coutume roumaine contre la sécheresse, consistant à invoquer la divinité pour la protection des récoltes. Le projet ainsi baptisé illustre, en brouillant les pistes, le rituel de danse de la pluie et la manipulation climatique, le fantasme et la manipulation scientifique. Avec Paparuda, Monsieur Moo souhaite déclencher en juin 2010 une pluie, issue de nuage provenant du Canada et se déplaçant vers l’état de New York. Imaginez Maintenant en montrera les premières images.
Monsieur Moo est né en 1981. Il vit et travaille à Marseille. Depuis son Diplôme National Supérieur des Arts Plastiques obtenu à Aix en Provence en 2004, il participe à de nombreuses expositions en tant qu’artiste ou curator. Que ce soit au cours de collaborations, par le biais de l’adaptation ou même de la réponse, la méthode reste la même : Monsieur Moo provoque des collisions entre son univers et celui de l’autre. Les codes, qu’ils soient sociaux, urbains, cinématographiques ou même mythologiques, sont télescopés. Ses travaux mettent les spectateurs face à un reflet outrageux, absurde et fantastique de leur quotidien.


NICOLAS LETZELTER, MAPPING SUR LA GALERIE DES OFFICIERS Nicolas Letzelter travaille à la mise en lumière de la Galerie des Officiers. Travaillant sur un système de mapping, il
a imaginé de projeter sur la façade un double d’elle même, image fixe réalisée grâce à des projecteurs ultrapuissants.
Partenariat : ESBAM (Ecole des Beaux-arts de Marseille)

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