/ Paris
/ Action Culturelle
Mes informations
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Prénom
Kom.post
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Nom
Speech / kom.post
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Mail
contact [at] kompost.com
Mon parcours
Un groupe de jeunes artistes européens travaillant depuis plusieurs mois les possibilités de construire, sur scène, une parole contemporaine (plurielle, multimédia, multisensorielle…) s’associent à de jeunes chercheurs (sciences du langage, neurologie). Dans « le laboratoire de la parole », il s’agira de mettre en relation recherche artistique et recherche fondamentale pour aller au bout des possibles de cette « parole contemporaine ». Tous ont moins de trente ans et souhaitent faire naître un mode d’expression loin du défaitisme souvent associé à leur génération.
Verbatim
speech
Seront présents pour ce laboratoire parisien (cette liste est la liste maximale, il est possible que moins de personnes soient là):
-Camille Louis (dramaturge/philosophe française)
- Laurie Bellanca (artiste française)
- Felix M.Ott (chorégraphe performeur allemand)
- Nils Ulber (chorégraphe performeur allemand)
-Steffen Martin (créateur son allemand)
- Jennifer Bon (créatrice son franco suédoise)
- Frédéric Lombard (vidéaste/créateur lumière français)
- Juli Reinartz (performeuse allemande)
- Benjamin Brix (vidéaste allemand)
- jeunes scientifiques (linguistes et neurologues) : équipe en cours de construction.
La démarche de speech
Depuis plusieurs mois, speech réunit différents artistes issus de pratiques variées (performances, vidéos, arts plastiques…) pour tenter de relever, construire et partager avec un public ce que peut-être une parole contemporaine ou, plus précisément, une réelle expérience de communication au présent. Alors que bon nombre d’artistes se tournent aujourd’hui vers les sciences dérivées de la communication (à berlin se multiplient notamment les ateliers de « communication design »), speech s’intéresse aux sciences du langage.
Le travail a commencé sous un principe d’échange à distance, dans lequel chacun des artistes convoqués a décrit sa façon de « prendre la parole sur scène aujourd’hui », sous des formats divers : de la lettre traditionnelle, au sms, en passant par le « mail augmenté » qui se tisse de mots et de liens interactifs multiples renvoyant à des images sur face book, des citations de wikipedia, des extraits sonores récoltés sur youtube…toute une littérature plurielle qui est celle que nous manipulons aujourd’hui et qui produit des textes à plusieurs niveaux…Une fois l’espace virtuel d’internet quitté pour une réunion physique qui a eu lieu la première fois en décembre 2009, tous ces speakers ont tenté d’actualiser ces différents types de parole en les mettant en relation et en composition selon un principe qu’ils ont intitulé le « connectivisme ». Comment telle proposition, sans le savoir, se connecte directement à telle autre soit sous un principe de ressemblance formelle soit sous un de reprise différentielle, pour ensemble, créer une matière significative commune ?
La nécessaire ouverture du laboratoire à des scientifiques
Speech rejoint certaines théories scientifiques d’analyse du langage qui notent que, dans une telle activité, ce que nous pensons comme le premier vecteur du dialogue (les mots) ne représentent en réalité qu’un faible pourcentage de la charge communicationnelle. Mais comment mesurer ce phénomène, que met-il en jeu ?
Au fur et à mesure de ces expériences qui posent de fait les atouts/problématiques du multidisciplinaire mais aussi du multiculturel (et donc du multilinguisme…) speech aboutit à des résultats sensibles qui correspondent peut-être à des champs d’analyse de scientifiques ou qui pourraient faire écho à leurs recherches.
La langue produite par speech n’est pas faite que de mots mais d’un ensemble de niveaux significatifs qui se traduisent tant par le corps que par le son ou l’espace rendu « parlant ». Des procédés, peut-être purement physiques ou neurologiques, sont-ils à l’œuvre dans ce type de parole que les scientifiques pourraient nommer ?
Nous aimerions mettre en confrontation notre « speech » avec leurs méthodes d’analyse afin d’une part de comprendre et objectiver notre procédé mais surtout, par ce biais, de pouvoir le pousser au maximum de ses possibles dans ce qu’il peut produire comme nouvelle langue, nouvelle ligne signifiante extrêmement contemporaine.
Notre méthode est, jusqu’à présent, avant tout de nature intuitive et nous voudrions expérimenter un autre usage de celle-ci en suivant la logique scientifique qui fait beaucoup plus part à la déduction, en passant par l’hypothèse et la vérification.
Procédé
Pour parvenir à ce résultat, nous inviterons les scientifiques pour une représentation de speech à Berlin ou en France. Ensuite, nous entamerons la démarche symétrique pour se familiariser avec leurs langages, leurs outils, leurs manières de chercher et de démontrer. Ainsi, les places s’échangent au moment où elles s’affirment le plus, ce qui est pour nous primordial lorsque nous prônons un réel échange des savoirs, (car seul capable de produire réellement un résultat). Il ne s’agit en aucun cas de demander aux scientifiques de jouer les artistes et inversement mais au contraire d’inviter chacun à être au plus proche de son propre savoir pour qu’il puisse servir celui qui le reçoit. Cette logique de dialogue réel constitue donc un premier pas vers la façon dont speech souhaite précisément s’adresser au public à venir.
Un laboratoire ouvert au public
Les expériences de speech ne se déroulent jamais en vase clos. Elles ont besoin du public pour être vérifiées et se nourrir des expériences de tous. En effet, les artistes de speech s’inspirent des nouvelles modalités de communication pour recréer un dialogue, entre eux et avec leur public.
Le laboratoire, en tant qu’espace de travail commun situé à Chaillot commencera ses travaux en amont d’Imaginez Maintenant.
Pendant les premiers moments « privés » du laboratoire, artistes et scientifiques travailleront concrètement ensemble et pour cela, dans la différence. C'est-à-dire que les observations des scientifiques pourront se traduire en série d’expériences à mener par les artistes de façon concrète, toujours sous l’observation des chercheurs. Les hypothèses que nous aurons faits ensemble ou que les chercheurs auront pu imaginer en amont seront testées au jour le jour. Une alternance de théorie et pratique animera donc ces journées préalables, permettant que chacune apporte un élément nouveau ou prolongé à la recherche initiale.
Cette période préparatoire permettra de proposer au public des formes performatives, durant les trois soirées d’Imaginez Maintenant. Ces trois soirées seront différentes car elles s’enrichiront des retours que nos hôtes nous feront.
Le spectateur contributeur
Les spectateurs qui le souhaitent pourront ensuite passer du stade « observateur » au stade « contributeur » (le terme contribution étant employé ici à dessein puisqu’en références aux nouvelles modalités de réception participatives qu’offrent les nouveaux médias et surface de dialogue que sont l’ensemble des plates formes internet). Nous inviterons ici les spectateurs à entrer en dialogue avec notre équipe mixe, moins pour « faire des remarques » que pour participer à leur tour à notre processus de recherche. Nous ferons en sorte que le spectateur puisse se prêter au jeu, en mettant par exemple, certains de nos dispositifs d’expérimentations en partage ou en ayant prévu en amont avec les scientifiques, des modules permettant de récolter cette « parole du regardant » et de l’intégrer dans la matière globale. Nous inviterons évidemment tous nos visiteurs à suivre le processus afin d’observer comment leur présence aura été intégrée et travaillée.
Le spectateur auteur
Enfin, les spectateurs pourront aussi devenir « auteur » : nous souhaitons aussi offrir cet espace de parole « propre » et spécifique au spectateur, sans déjà l’architecturer comme notre laboratoire. Nous associerons donc à notre espace concret du laboratoire, des espaces virtuels (notamment un site internet) pour laisser la liberté aux spectateurs de donner à leur parole la forme qu’ils désirent. Ces espaces parallèles seront observés soit depuis le laboratoire qui s’en servira pendant le festival, soit par la suite au sein d’une éventuelle publication dont une première base se trouvera sur la revue de kom.post.
En dehors des moments de performance, le laboratoire pourra aussi accueillir des propositions émanant d’autres artistes ou étudiants associés à imaginez maintenant, mais aussi présenter au public en permanence (durant les horaires de l’événement, soit le vendredi et le samedi de 16 heures à 23h30), certaines étapes ou résultats de la période préparatoire. Il ne s’agit pas de rendre « tout visible » car nous savons que cela va souvent à l’inverse de ce pourquoi on décide de rendre visible le processus : en voulant « tout dire », on finit par perdre les visiteurs qui ont besoin d’être guidés un minimum dans une recherche à laquelle ils n’ont pas participé justement. L’espace d’archive vivante pourra allier des notes de travail exposées à des captations sonores ou vidéos, selon une dramaturgie précise et une orientation choisie de manière significative et plastique.
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