On vous raconte des salades

Amiens. Les hortillonnages. Port à Salades.

L’histoire du port à salades lui à donné un nom.
Cette toponymie nous a amenés à réfléchir sur la question des variétés de laitues cultivées.
En effet, en France, quand on est maraîcher, et qu'on veut cultiver des laitues, on doit se référer à la liste de semences commercialisables référencées dans le Catalogue Officiel. Pour les laitues, si on peut constater une augmentation du nombre de variétés légalement disponibles, ... Lire la suite

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    Atelier Altern paysagistes
    Mes informations
    • Prénom
      Atelier
    • Nom
      Altern paysagistes
    • Mail
      smorin [at] atelieraltern.com
    Mon parcours
    L'atelier

    L’Atelier Altern est une agence de paysage, créée en 2008 par Aurélien Zoia et Sylvain Morin, tous deux paysagistes, ingénieurs diplômés de l’Ecole Nationale Supérieure de la Nature et du Paysage de Blois. Basée sur la région lilloise et la région parisienne, l’agence réunit aujourd’hui quatre personnes. Nous oeuvrons essentiellement dans les domaines de maîtrise d'oeuvre et d'études suivants :

    - espaces publics
    - abords de logements et d'équipements
    - études paysagères et urbaines
    - installations et jardins

    Les associés :

    Aurélien Zoia est paysagiste, ingénieur diplômé de l'E.N.S.N.P. de Blois depuis 2006. Reçu au concours national d’ingénieurs de la Fonction Publique Territoriale, il a travaillé durant deux années auprès d'une collectivité locale, où il a notamment pu développer la mise en place de démarches environnementales liées aux constructions nouvelles.

    Sylvain Morin est aussi paysagiste, ingénieur diplômé de l'E.N.S.N.P. de Blois depuis 2006. Il a effectué ses premières expériences dans des agences parisiennes, puis complété sa formation en urbanisme par un passage à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Paris-Belleville. Invité par les enseignants Serge Koval et Marc Claramunt à se joindre à leur équipe, il est, depuis l'année universitaire 2010, enseignant vacataire à l'Ecole Nationale Supérieure d'Architecture et du Paysage de Lille.

    Fondements :

    Une approche globale, évolutive, généraliste, transdisciplinaire, pédagogique et engagée

    Nous sommes paysagistes, sans spécialité.
    Nous n’aspirons d’ailleurs à aucune spécialité. Nous refusons toute imposture en la matière.
    Nous revendiquons volontairement une approche globale et évolutive du paysage, généraliste et transdisciplinaire, pédagogique et engagée.

    Globale et évolutive
    Aux définitions qui sont faites du paysage, nous nous retrouvons et empruntons généralement celle donnée par le Larousse agricole (1), qui le définit comme la résultante de l'activité de l'homme sur le milieu qu'il occupe, au cours d'un temps donné. De là, en tant que paysagistes, nous pensons que toute action menée sur le territoire impacte, façonne et modifie les interactions et les interrelations entre l’homme et son environnement. Ceci reste valable quelles que soient l’époque, la nature du lieu (milieu urbain, rural ou semi-naturel) et son étendue (de l’échelle du jardin à celle du territoire). Entre la grande et la petite échelle, nous ne faisons pas de différence de considération. Nous lions les deux, entre elles, et au temps.

    Généraliste et transdisciplinaire
    Nous sommes des paysagistes touche-à-tout. Nous nous plaisons à l’être. Nous nous épanouissons comme cela. Nous revendiquons une culture généraliste du paysage.
    Aussi, plus que le terme de pluridisciplinarité, nous préférons celui de transdisciplinarité.
    Pour nous, l’étude et le projet de paysage sont transdisciplinaires, dans le sens où ils conjuguent et font communiquer des disciplines complémentaires bien souvent cloisonnées.
    C’est à force d’expériences et d’expérimentations dans des contextes toujours rattachés aux notions de territoire et de lieu, que nous estimons nécessaire et indispensable la considération du projet par entrées multiples : urbanisme, architecture, art, histoire, écologie, géographie, politique, économie, jardinage, bricologie (2)...
    Nous savons par ailleurs nous entourer des compétences que nous n’avons pas pour donner la réponse la plus adaptée, et surtout la plus résiliente (3).

    Pédagogique et engagée
    Parce qu’il nous semble parfois préférable de ménager des lieux, plutôt que de les aménager ou de les sur aménager. Parce que les projets que nous imaginons sont le plus souvent simples, sans surenchère, par souci de lisibilité et d’économie de moyens. Parce que pour nous, la réussite d’un projet dépend surtout de l’appropriation qui en sera faite par ses usagers. Parce que notre démarche est tout autant respectueuse de l’ordinaire que de l’extraordinaire. Parce que nous oeuvrons majoritairement dans des contextes où il n’est nul nécessaire de se mettre en avant par l’acte du projet. Enfin, parce que nous sommes souvent là où on ne nous attend pas. Pour tout cela, nous nous devons de communiquer et d’agir avec pédagogie.
    C’est ainsi, et avec cette philosophie de la pratique paysagiste, que nous nous adressons à nos commanditaires, de l’élu à l’habitant, du technicien à l’usager des lieux.
    Cette pédagogie, et tout ce qui fonde notre approche du projet, nous en faisons la basse continue de notre travail, à l’intérieur de l’Atelier Altern, comme à l’extérieur.
    Cette action se décline par ailleurs sous forme d’intervention en milieu scolaire et universitaire, et pour l’un d’entre nous, plus spécifiquement dans le cadre d’un atelier de projet urbain, s’adressant à des étudiants paysagistes de l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et du Paysage de Lille.
    Nous sommes par ailleurs membres actifs de la Fédération Française du Paysage depuis notre installation.

    ___

    (1) "paysage : résultante, au cours du temps et sur un espace donné, des interactions des composantes du milieu naturel (végétation, faune, géomorphologie, relief, pente, exposition, hydrographie, couverture pédologique, roche) et des activités humaines (cultures, agglomérations, réseaux ferré, routier, parcellaire, etc.). Il résulte de ces interactions des unités organisées dont on peut définir les relations spatiales, sémantiques et temporelles." in Larousse agricole, édition 2002.

    (2) bricologie : terme formé par la composition des mots bricolage et logos (en grec, qui signifie l'étude, la science). Ce néologisme, nous le définissons librement comme la science relative à la fabrication de projets adaptés à partir d’outils et de moyens limités.

    (3) la résilience étant - en écologie des milieux - la capacité d’un écosystème à récupérer un fonctionnement normal après avoir subi un traumatisme (ex : tempête, sécheresse, inondation, attaque de ravageurs, etc.). S'il ne revient à son état d'équilibre, l'écosystème résilient réagit au contraire de manière souvent positive, créatrice, grâce à de multiples changements et réajustements.
    Verbatim
    Etre paysagiste aujourd'hui
    Extrait de l'interview donnée pour un magazine franco-belge, Visite Déco, N°54, juin 2009. Article : "En tête-à-tête avec nos paysagistes du Nord et de Belgique". Journaliste : Nathalie Mora.
    ______________________

    > Atelier Altern, au-delà des effets de mode
    En binôme, Sylvain Morin et Aurélien Zoia abordent chaque projet comme un terrain d’expérimentation. Ils privilégient les solutions alternatives et écologiques. Peu importe le client et le budget, le maître mot est l’innovation !

    VD : Comment définiriez-vous votre style ? Qu’est-ce qui vous démarque des autres paysagistes ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : A la notion de « style », nous préférons parler de la notion de « sens ». Pour nous, le paysage se compose de plusieurs systèmes qui interagissent entre eux : sol, végétation, réseaux électriques, circulations, histoire, cultures… Leur organisation et leur juste mesure dessinent la qualité ou la médiocrité.La réponse spatiale et le « style » changent selon le contexte, et s’inspirent généralement des lieux. Un motif paysager, un usage, une histoire, une impression deviennent les points de départ d’un nouveau projet. Le style va toujours dans le sens du territoire, au-delà des effets de mode. Après tout, c’est peut-être cela qui nous démarque de certains de nos confrères…

    VD : Qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : La première motivation c’est la possibilité de changer non seulement l’esthétique de l’espace, mais surtout d’instaurer de nouvelles manières de traiter - ou du moins de réfléchir - l’aménagement public et privé. Nous abordons chaque projet comme un terrain possible d’expérimentation et d’affinage de nos idées, une occasion de proposer des solutions alternatives, parfois moins coûteuses et souvent plus écologiques. Nous recherchons en permanence de l’innovation peu importe le client ou le budget.

    VD : Où puisez-vous votre inspiration ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : Pour chacune de nos réalisations, nous nous inspirons avant tout des lieux et des usages qui se réfèrent au site lui-même.Nous nous sentons aussi proches et quelque peu influencés de certaines figures qui ont pu marquer notre société, que ce soient les écrits du naturaliste Jean-Henri Fabre, ceux de Kevin Lynch pour l’urbanisme, ou encore les écrits théoriques sur l’art et la composition de Wassily Kandinsky…

    VD : Quel est le projet dont vous êtes le plus fier ? Pourquoi ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : Assez modestement, à ce jour, le premier concours international de jardins contemporains : le Festival International des Jardins de Ponte de Lima au Portugal - l’équivalent portugais du Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire. Nous l’avons remporté l’an dernier Notre jardin a été classé deuxième par le public, alors qu’il devait être, de loin, l’un des plus polémiques. Intitulé « Le Feu et 300 arbres », ce jardin abordait l’importance des feux de forêts chaque année au Portugal. Si nous en sommes fiers, c’est que, par ce jardin, nous avons pu démontrer que nous pouvions avoir notre place sur la scène internationale du paysage.

    VD : Quels sont vos projets en cours ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : Nous en avons plusieurs, localisés notamment dans le département du Nord, pour la ville de Lille ou le Conseil Général. Notre double implantation sur Lille et Paris nous permet de répondre à des marchés dans toute la France, et également pour des marchés privés.

    VD : Avec quelle matière préférez-vous travailler ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : Nous n’avons pas à proprement parler de matière préférée. Nous ne voudrions pas être connus ou reconnus par une matière qui viendrait systématiquement marquer les espaces que nous concevons.Nous aimons tout de même travailler avec certains médiums comme l’acier et le bois, qui revêtissent souvent un aspect brut. Nous les préférons de loin à d’autres matériaux moins stables et parfois polluants comme le plastique.

    VD : Vous travaillez sur l’aménagement d’espaces publics en ville. Quel est votre avis sur l’écologie ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : L’approche environnementale constitue assurément un des piliers de notre agence. Et contrairement à ce qu’on pourrait entendre, elle ne vient ni brider notre créativité, ni faire exploser les budgets de nos clients. Nous privilégions les circuits courts, les matériaux stables, les modes de production à impact écologique réduit…

    VD : Pensez-vous que ce métier est un métier d’avenir ? Pourquoi ?

    Aurélien Zoia et Sylvain Morin : En France, ce métier est ancré historiquement dans la tête des gens depuis l’époque d’André Le Nôtre et les jardins de Versailles. Depuis, il suffit de compter combien de paysagistes maillent notre territoire : environ 1500 professionnels se penchent sur les questions d’aménagement, que ce soit dans les services déconcentrés de l’état, les collectivités territoriales, les agences de paysage ou les bureaux d’études techniques… Alors oui, architecte-paysagiste est certainement une profession vouée à se développer.

    VD : Quelle(s) expérience(s) ou anecdote(s) vous ont marqué dans l’exercice de votre profession ?

    Aurélien Zoia : Mon souvenir le plus prégnant en termes de jardins reste incontestablement ma rencontre avec le paysagiste américain James David et sa vision particulière des jardins privés. Cette capacité à se nourrir du passé, de l’histoire des jardins et à la transcrire dans une écriture contemporaine, restent des leçons que j’ai retenues pour bon nombre de projets.Mes expériences de jardinier en Angleterre et en Irlande dans des pépinières et parcs privés (notamment Annes Grove Gardens au sud de l’Irlande) m’ont fait découvrir et aimer la culture botanique et horticole si développée dans ces deux pays.
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