
Le campus d’Orsay, à l’image de nombreux domaines universitaires français, est une enclave non vécue par l’espace urbain l’environnant. Les ruptures qui séparent ville et campus sont tant spatiales que sociales. Site d’environ 250 hectares, ce domaine présente pourtant de réelles potentialités.
Lieu de culture, il se constitue également, par son socle physique et par la volonté de certains universitaires, en un lieu de Nature. Châtaigneraies, Chênaies charmaies, forêts et prairies humides s’entremêlent aux laboratoires, aux salles de cours, aux résidences universitaires et aux reliques de l’ancien domaine agricole qui occupé auparavant le site. Aux espaces dits «naturels», viennent aussi s’ajouter des espaces de collections, fruits d’une tradition botanique remontant aux années 60 et toujours vivante aujourd’hui.
En s’appuyant sur la volonté des universitaires de voir l’espace des collections végétales d’Orsay se restructurer, la reflexion d’aménagement a consister à donner une centralité au campus autour de la création d’un jardin botanique, grille de lecture des différents écosystèmes du site. Nouveau Cœur pour l’université, ce jardin est un espace d’apprentissage mais également de vie. Relié à la totalité du site, ce lieu, par son ouverture au public, est aussi une manière pour l’université d’inviter la ville en son cœur et d’amorcer un nouveau type de relations entre ces deux entités urbaines afin que la portée scientifique et culturelle de cette université puisse rayonner à l’échelle de tout un territoire.















